L’HISTOIRE DE DIALLO, VENU DE SIERRA LEONE.

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Il y a plus de 10 ans, ce respectable instituteur trilingue (français / anglais/néerlandais), a été déraciné et contraint de fuir la violence et les nombreux ravages causés par la guerre civile faisant fureur dans son pays natal.
Pour rappel, lors de cette guerre civile, environ 120. 000 personnes ont été tuées. Plusieurs milliers ont été mutilées délibérément, notamment par l’amputation des mains pour les empêcher de travailler et surtout de voter. Plus de 2 millions et demi de personnes (le tiers de la population) ont été déplacées. En plus de cela, des enfants (garçons et filles) ainsi que des femmes ont été enlevés. Les garçons étaient enrôlés de force comme enfants soldats. Les filles et les femmes étaient prises comme esclaves sexuelles.
Lorsqu’il est arrivé en Belgique, cela n’a pas été évident de retrouver une vie digne. Pourtant, bien qu’il ait perdu la majorité de ses racines au pays, il a trouvé le courage et la force de refaire sa vie ici et de s’intégrer socialement. L’histoire aurait pu s’arrêter là et avoir une fin heureuse, mais… Oui, il y a un « mais ». En juin 2008, l’UNHCR déclare la cessation du statut de réfugié pour les Sierra-Léonais, avant même que son dossier soit régularisé ! Ne souhaitant pas rentrer en Sierra Léone, en raison de ses liens familiaux, sociaux et économiques en Belgique, il essaie depuis d’y régulariser sa situation.
A cause de l’épidémie de fièvre hémorragique virale Ebola qui sévit actuellement en Guinée, en Sierra Leone et au Libéria, il a également perdu dix membres de sa famille. En Sierra Leone, plus de 11 000 cas ont été enregistrés depuis le début de l’épidémie.
Aujourd’hui, son pays natal fait partie des nations les plus pauvres de la planète et est ravagé par l’épidémie.
Cet instituteur approche de la cinquantaine et, là-bas, sa seule perspective est l’isolement, l’inoccupation, la pauvreté, la persécution, la maladie et enfin la mort à un âge précoce. Ici, en raison de ses capacités intellectuelles et de son ancrage social, il pourrait encore pendant de nombreuses années travailler et rendre service à la société mais la politique migratoire belge et européenne en a décidé autrement. Cette politique populiste et discriminante n’entend pas lui proposer d’issue pour sortir de l’illégalité. Voici donc l’histoire vraie d’un homme venu de Sierra Léone à qui on refuse une vie digne…

FAM – Front d’Action des Migrants
21 Mars 2015

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