Une permanence juridique pour les migrants de la gare du Nord

L. V. Publié le – Mis à jour le

Belgique Chaque jeudi, ils peuvent avoir accès gratuitement à des informations sur leur situation.
Plusieurs centaines de migrants, pour la plupart originaires d’Afrique, ont réinvesti la gare du Nord et le parc Maximilien tout proche. Demandeurs d’asile déboutés ou ne s’étant pas encore enregistrés sur le territoire, leur objectif premier est d’atteindre le Royaume-Uni.

Plusieurs fois par semaine, ils tentent de s’infiltrer discrètement dans des camions ou des bus à destination de Calais ou de Zeebrugge. Un jeune garçon de 17 ans qui tentait sa chance est décédé samedi dernier à Bruxelles.

Aidés par des avocats

Face au niveau de vie déplorable que doivent endurer ces personnes, le ministre chargé des Maisons de justice de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rachid Madrane (PS), la Commission d’aide juridique française de l’arrondissement judiciaire de Bruxelles et l’Ordre français des avocats du barreau de Bruxelles ont décidé de réitérer l’offre qu’ils avaient proposée deux ans auparavant, en pleine crise de l’accueil des demandeurs d’asile, alors que le parc Maximilien était comble : celle de proposer une permanence juridique gratuite aux migrants de la gare du Nord.

Depuis ce jeudi 27 juillet, et tous les jeudis qui suivront, la Commission d’aide juridique proposera une permanence de 16 à 18 heures dans la gare.

Il s’agit d’une aide de première ligne à l’attention de ceux qui souhaitent être informés de leur situation sur le territoire et de leurs droits ou pour obtenir un premier avis juridique. Les informations seront données lors de consultations confidentielles auprès d’un avocat ou d’un juriste. Une fiche d’information rédigée en français, arabe et anglais sera diffusée pour informer les réfugiés de leurs droits lors d’une demande d’asile et du déroulement de la procédure.

« Politique répressive »

 » Des centaines de demandeurs d’asile vivent dans la gare du Nord sans avoir d’informations quant à leur droit et leur situation. L’intervention de l’Etat ne peut se résumer à une politique répressive, tout comme nous l’avions fait il y a deux ans. Il est important d’être présent sur place afin de leur proposer une première orientation pour les aider dans leurs démarches de demandes d’asile « , justifie le ministre Rachid Madrane.

L’Ordre français des avocats du barreau de Bruxelles et la Commission d’aide juridique française de l’arrondissement judiciaire de Bruxelles se déclarent  » particulièrement sensibles à la reconnaissance des droits de ces personnes précarisées « .

Pour marque-pages : permalien.

Les commentaires sont fermés.