Quand l’économie suédoise est boostée grâce aux migrants

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4,5%, c’est le taux de croissance qu’a connu la Suède durant le dernier trimestre de 2015. Un chiffre jamais atteint depuis cinq ans. Par comparaison, la Belgique affichait 1,5%, la France arrivait péniblement à 0,3% et la Chine, dans une mauvaise passe, obtenait 6,8%.

Ce rebond scandinave en a étonné plus d’un, surtout du côté des économistes suédois, qui se sont réunis afin de trouver une explication. Et, comme nous l’explique France Inter, l’explication de cette croissance inédite en ces temps d’austérité est entre les mains… des migrants.

Dépenses et investissements publics gagnants

La Suède est le pays européen qui compte le plus de réfugiés par habitant depuis 2014 : 900 000 réfugiés pour 9 millions d’habitants.

Face à cet afflux de réfugiés, le gouvernement suédois a pris le taureau par les cornes et n’a pas rechigné à dépenser des sommes très importantes pour l’accueil et l’installation de ces réfugiés. Dans un premier temps donc, ce sont les commerçants et les hôteliers qui se sont frottés les mains au vu des commandes passées par l’Etat suédois.

La Suède a également prévu des plans d’investissements sur le long-terme pour les réfugiés : logements, écoles, infrastructures routières, etc. Et quand le bâtiment va… et bien le pays se porte mieux.

A court-terme, cet afflux booste la croissance
Ce n’est pas que la consommation qui a été impactée par l’arrivée de nouvelles personnes dans le pays, mais aussi le marché de l’emploi. Tous ces postes peu gratifiants ou pénibles délaissés par les Suédois ont eu preneur, et les entreprises qui avaient du mal à recruter tournent alors à plein régime.

« Ce que l’expérience suédoise nous apprend, c’est que dans le court-terme, lorsque vous avez un afflux massif de migrants, on perçoit cela comme une charge impossible à porter par l’Etat. Mais dans ce même court-terme, cet afflux booste la croissance. » commente Jonathan Portes, du NIESR (Nation Institute of Economic and Social Research) à nos collègues de The Independant.

Pour Bloomberg, Ce facteur immigration est à combiner avec la stratégie de la Banque centrale suédoise, via une série de stimuli pour relancer l’économie. Une synergie gagnante, apparemment…

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