Le porte-parole du collectif des Afghans risque l’expulsion vendredi, 11 mars 2016

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Arrêté le mercredi 2 mars 2016 par 9 policiers à Etterbeek, emprisonné le jour même au centre fermé de Vottem, un travailleur afghan sans-papiers, Hamed Karimi, s’est vu refuser son recours en extrême urgence.
Il est le porte-parole du collectif des Afghans et membre de la coordination des sans-papiers depuis décembre 2014.
Son combat pour l’égalité entre les citoyens est connu. Il a pris la parole lors de nombreuses manifestations ainsi qu’au sein de congrès syndicaux. Il a négocié avec l’Office des étrangers la régularisation de dossiers de sans-papiers. Il est actif dans l’économie sociale dans les quartiers du centre-ville de Bruxelles.
Hamed Karimi n’est pas le seul sans-papier à se faire exploiter par des patrons peu scrupuleux. Mais il a eu le courage de s’engager aux côtés des syndicats pour dénoncer un système qui nuit à tous des travailleurs avec ou sans papiers, à leurs conditions de travail et leurs salaires.
Quand on arrête un porte-parole des sans-papiers, quand on criminalise un délégué syndical, quand on barricade le droit de grève, c’est pour faire taire la contestation sociale dans son ensemble. Et c’est le signe que la démocratie vacille.
Pour ces raisons, La CSC et la FGTB condamnent fermement l’arrestation d’Hamed Karimi.
Nous exigeons sa libération.
Nous rappelons que la régularisation des sans-papiers sur base de critères clairs et permanents et la mise sur pied d’une commission de régularisation permanente sont les conditions qui permettront d’éviter la précarisation de plus de 150 000 personnes en Belgique.
La CSC et la FGTB appellent leurs membres à se rassembler devant l’office des étrangers le lundi 14 mars à 13h pour exiger sa libération

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