Un enfant, même sans-papiers, a des droits !

4f2b590864ff38e818c75312f81b1cbf-1444898476

A l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant, vous êtes conviés à la Conférence de presse, le 20 novembre à 11h, à l’Ecole communale (1/2, rue de la Perche, 11 à 1060 Bruxelles).

Un enfant, même sans-papiers, a des droits !

En signant la Convention relative aux droits de l’enfant, la Belgique s’est engagée à prendre soin de tous les enfants, quel que soit leur statut, à défendre et à promouvoir leurs droits, à les protéger des abus.
Date symbolique, le 20 novembre, journée internationale des droits de l’enfant, est l’occasion de mettre en lumière la question des enfants sans-papiers, souvent victimes des politiques européennes et nationales en matière d’asile et migration. Tout cela, dans la quasi indifférence de l’opinion publique. Ces dernières années, le constat est donc celui de la détérioration des droits des enfants sans-papiers.
L’intérêt supérieur de l’enfant, devant guider toutes décisions les concernant, est relégué au second plan au nom de la lutte contre l’immigration illégale. Sans papiers, par conséquent sans existence légale, ces enfants se voient privés des droits les plus élémentaires, et ô combien nécessaire à leur développement.
Enfants et jeunes sans-papiers, vous avez des droits !
Le droit à l’éducation, le droit à la santé, à un toit, à la protection et à la justice, le droit de vivre en famille, le droit de ne pas être détenu. Bref, les mêmes droits que les autres enfants.
Nul ne doute du rôle déterminant de l’éducation comme facteur d’ « intégration » dans la société. Alors que notre constitution garantit le droit à l’éducation pour tous les enfants, il existe de nombreuses entraves dans la pratique en ce qui concerne l’exercice de ce droit : obstacles administratifs, discrimination, refus de certaines écoles d’inscrire ces enfants, la peur d’être signalé. Toutes ces barrières contribuent à leur exclusion.
Au niveau de l’accès aux soins de santé, n’ayant pas droit à l’assurance maladie, les enfants et jeunes sans-papiers ne se voient octroyer qu’une aide médicale urgente.
Si la Belgique a été condamnée à trois reprises pour avoir détenu des enfants dans des centres fermés, aujourd’hui, on parle de replacer dans des « habitations fermées » des familles avec des enfants dans l’attente d’une expulsion. Le nom change mais l’idée est toujours la même : au nom de la lutte contre l’immigration clandestine, on enferme des enfants.
A l’occasion du 26e anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant, il faut encore interpeller nos politiques sur les grands principes établis dans ce texte et les valeurs qu’il véhicule. Ce texte ne doit pas n’être que symbolique, les droits qu’il édicte ne doivent pas rester théoriques.
Ce n’est que par la régularisation de ces enfants, et de leurs familles, que les droits contenus dans la Convention deviendront effectifs.

Bruxelles, le 18 novembre 2015

Pour la Plateforme pour les jeunes sans papiers scolarisés :

Selma Benkhelifa (Mrax) – selma.benkhelifa@progresslaw.net
Harmony Vanderstraeten (Sireas) – hvanderstraeten@sireas.be
John’s Mbulula (Front d’Actions des Migrants et Mrax): johns.mbulula@mrax.be
Marie-Pierre Buisserets (Sireas) – marie-pierre.debuisseret@progresslaw.net
Valentine Reniers(RESF) – valentinereyniers@gmail.com
Saïda Meftah (SOS Jeunes ) – sa.meftah@gmail.com
Nadia Riffi, éducatrice à l’école communale ½ de Saint-Gilles – nadia.riffi@yahoo.com
Francesca Pittoni (Crer), francescapittoni@hotmail.com
Doudou (Coordination des collectifs des Sans-papiers) – yawadodou@yahoo.com

Pour marque-pages : permalien.

Les commentaires sont fermés.