Les centres pour réfugiés sont pleins. Des arrivants sont à la rue.

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C’est de nouveau l’état d’alerte devant l’Office des étrangers. Dans la nuit du 2 au 3 novembre, plus de cinquante demandeurs d’asile ont dû dormir dans la rue ou se réfugier dans les couloirs de la gare du Nord, à Bruxelles, affirmait mardi la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés.

Une centaine d’autres arrivants ont pu être logés en urgence dans le site B du bâtiment WTC III, des hôtels et des auberges de jeunesse, grâce aux efforts croisés de la Plateforme, de la Croix-Rouge/Rode-Kruis et de Médecins du monde.

Combien seront-ils à la rue dans les jours qui viennent ?, interpelle la Plateforme citoyenne qui dénonce « une situation intolérable » qui serait à la fois « le résultat et le symptôme de l’inconséquence du gouvernement fédéral dans la gestion de la crise des réfugiés ».
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Via l’Allemagne…

« Cela fait deux semaines qu’on envoie des signaux d’alerte. Ce n’est pas parce qu’il y a eu une accalmie que les flux migratoires se sont arrêtés. De nouveaux chemins sont en train de se mettre en place », indique Véronic Thirionet, porte-parole de la Plate-forme.

Parmi les derniers arrivés, un certain nombre semble avoir tenté leur chance en Allemagne, où on leur aurait dit : « Ne vous enregistrez pas ici, allez plutôt en Belgique »…

Le manque de réactivité du gouvernement fédéral laisse à penser qu’il se décharge à nouveau sciemment de ses responsabilités, accuse la Plateforme. La perspective d’un nouveau camp Maximilien, en plein hiver et au cœur de Bruxelles, ne serait pas à écarter, selon elle.

Saturation des phases d’accueil

Ce qui est sûr, c’est que la capacité de préaccueil maximale de 500 personnes est de nouveau atteinte sur le site A du bâtiment WTC III, où dorment les demandeurs d’asile en attendant d’être enregistrés à l’Office des étrangers.

Sur le site B du WTC III, géré par la Rode Kruis, sont désormais hébergés les demandeurs d’asile déjà dûment enregistrés mais qui attendent une place dans un centre d’accueil. Ce réseau-là, occupé à 97 %, est également complètement saturé. Mais durant la nuit de lundi à mardi, 50 nouveaux arrivants ont été logés sur ce site-là.

Cette nouvelle tension au niveau du pré-accueil s’explique notamment par le fait que l’Office des étrangers limite, depuis la semaine dernière, la capacité de sa salle d’attente à 150 personnes (plutôt que 250) – les médecins du travail de Fedasil ont estimé qu’il n’y avait pas assez d’air pour plus de monde… Du coup, le nombre de gens en pré-accueil augmente.

Le cabinet du secrétaire d’Etat à l’Asile, Theo Francken (N-VA), annonce une adaptation de cette capacité en fonction de l’afflux. A suivre.

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