Pourquoi la régularisation des sans-papiers peut contribuer à la lutte contre le dérèglement climatique

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En France, les travailleur(e)s sans-papiers, en grande majorité réfugiés économiques, natifs des Pays les Moins Avancés (PMA), sont constamment mobilisés contre la paupérisation de leurs régions d’origine et la disparition progressive de leurs terres qui subissent l’inexorable avancée du désert.
Dans ces régions qui subissent de plein fouet les dérèglements climatiques, les anciens disent : « Il faut du monde qui reste au pays pour cultiver la terre, mais certains sont contraints d’émigrer vers le Nord pour assurer le soutien financier aux projets de développement villageois et régionaux ».
Ces micro-projets, notamment agricoles (puits, maraîchage, irrigation…) sont une alternative indispensable à la déforestation, à la sécheresse, au développement sans discernement des cultures intensives (coton, arachides…) qui pompent l’eau et accentuent la désertification.
Ils sont le fruit d’une collaboration entre ceux qui restent et ceux qui, en émigrant vers les pays les plus riches, participent à leur financement dans des proportions largement supérieures à l’Aide Publique au Développement (APD), souvent détournée au profit d’intermédiaires sans scrupules.
En privilégiant les cultures vivrières (selon la FAO, celles-ci pourraient en se développant diminuer de deux degrés la température planétaire) par rapport aux cultures d’exportation synonymes de pollution et de gaspillage d’énergie, la réalisation de ces projets :
– promeut l’autonomie alimentaire et un développement économique centré sur la satisfaction des besoins de la population locale.
– contribue à la limitation des gaz à effets de serre et à la lutte contre la désertification.
Pour pouvoir concrétiser et multiplier ces projets, il faut assurer la libre circulation de tou(te)s ces travailleur(e)s sans-papiers qui les financent « d’ici » sans pouvoir œuvrer à leur construction « là-bas ».
Depuis 20 ans, Droits devant !! participe au combat contre les exclusions, pour l’égalité des droits et en ce sens exige la régularisation des sans-papiers avec une carte de 10 ans qui leur permette d’aller et venir afin d’agir à la fois dans leur pays d’émigration et leur pays d’origine.
Droits devant !! estime que la régularisation des sans-papiers est l’un des facteurs indispensable pour faire face à l’amplification inexorable des réfugiés économiques et climatiques qui ne sauraient, comme le clament des politiciens de bas étage, être distingués des réfugiés politiques fuyant leur pays en guerre.

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