Séjour limité des réfugiés, regroupement familial: le fédéral plus sévère

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David Coppi

Le gouvernement Michel a pris une série de mesures, plus contraignantes globalement, dans le domaine de l’asile.
Réuni en conseil restreint puis en conseil des ministres ce jeudi matin, le gouvernement fédéral a projeté la mise en œuvre d’une série de mesures ayant trait aux réfugiés. Il est question de durcir sensiblement les conditions du « regroupement familial », à vrai dire d’allonger le délai d’examen des dossiers à cet égard, de six mois actuellement. Motif invoqué par Charles Michel, rue de la Loi, à l’issue du conseil : l’afflux de réfugiés, la nécessité de procéder à des examens approfondis dans tous les cas.
Il s’agira aussi de prévoir à l’avenir un « statut temporaire » pour celles et ceux dont la demande d’asile a été acceptée : alors que, jusqu’à présent, ils avaient droit à un séjour illimité, la Belgique, comme d’autres pays européens (« C’est la tendance à l’harmonisation dans l’Union, j’ai pu le constater lors du conseil européen ce mercredi à nouveau », a commenté Charles Michel) s’oriente vers un séjour d’abord limité, dans un premier temps, avec réexamen des conditions d’octroi (du séjour illimité cette fois) au bout d’un délai à déterminer.
Le gouvernement fédéral veut aussi réduire le délai durant lequel il faut faire la preuve que l’on a bien des revenus réguliers en Belgique, d’un an actuellement. Enfin, un peu dans l’autre sens (assouplissement…), Kris Peeters, vice-Premier CD&V et ministre de l’Emploi, a confirmé que l’on s’orientait vers une réduction de la période de stage avant d’accéder à un emploi : de 6 mois à 4 mois.
Quant au plan de répartition des réfugiés entre les communes en Belgique « de façon équitable et équilibrée » (dixit Charles Michel), le gouvernement fédéral, avec son secrétaire d’Etat Theo Francken, y travaille, explique-t-on rue de la Loi.

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