« Plaidoyer pour les réfugiés dans les Balkans » – une pétition internationale

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Le Centre culturel serbe Danilo Kiš de Ljubljana (SKCDC, Slovénie) lance une pétition, demandant la création de corridors pour les réfugiés récemment arrivés dans les Balkans et qui cheminent vers l’Europe occidentale. Je vous en propose la traduction. La pétition est en ligne ici, en anglais, pour les signatures. Photo: Blic. Dragan Grcic, 21 septembre 2015

Plaidoyer pour les réfugiés dans les Balkans – Pétition

À l’attention de
Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU et
Angela Merkel, Chancelière fédérale d’Allemagne

Nous vous adressons ce plaidoyer, dans l’espoir que vous réagirez aussi vite que possible et que vous mettrez fin à la crise qui, en ce moment-même, met en péril la vie de dizaines de milliers de réfugiés qui se déplacent depuis les côtes anatoliennes et africaines vers l’Europe du nord. Crise qui, en même temps, remet en cause la fragile stabilité dans la région des Balkans.

Nous demandons des corridors libres pour les réfugiés, à travers les Balkans et l’Europe centrale.

Nous ne discuterons pas, ni je jugerons, les politiques et actions des gouvernements des pays le long de leur voyage tragique: le principal problème, désormais, est qu’en l’absence d’un accord politique commun, les règles et pratiques le long des frontières Schengen sont en permanente évolution, selon les différents pays, ce qui provoque de la confusion dans la région, donnant lieu à de pauvres décisions et souvent à des mesures inhumaines ou à de petites politiques ouvertement arbitraires et manipulatrices. Les principes de l’ONU concernant les réfugiés ont été violés, les droits humains ont été piétinés, des familles et amis sont séparés, des enfants sont tyrannisés et effrayés, leurs vies courant de hauts risques. La récente décision de fermer virtuellement les frontières Schengen pourrait avoir un grave impact, aussi bien sur les systèmes légaux locaux que sur les textes de base de l’UE et de l’ONU.

Nous plaidons pour l’ouverture de toutes les frontières, depuis la Grèce jusqu’aux pays scandinaves, ainsi que le libre passage des réfugiés au moyen de transports publics, pour garantir leur dignité humaine. Il pourrait s’agir d’une mesure temporaire, pour protéger ces personnes, ainsi que la région tout entière, des souffrances et des possibles effusions de sang.

Nous nous adressons à vous en tant que citoyens, sans considération pour les pays, religions, genres ou origines ethniques, et absolument indépendants de nos gouvernements. Nous sommes, cependant, disposés à coopérer avec toute administration locale ou de l’UE, afin de résoudre la situation insupportable que vivent les réfugiés, qui sont nos semblables, hommes, femmes et enfants en détresse.

Nous sommes confiants dans le fait que vous aurez l’autorité, la volonté et les moyens de suggérer fermement et rapidement de telles mesures à tous les gouvernements de la région, en vue de prévenir une situation encore plus catastrophique. Nous vous offrons notre aide pour héberger les réfugiés sur la route, les nourrir, les transporter, leur parler, peut-être convaincre certains d’entre eux de rester avec nous, sans surcharger les budgets publics. Nous sommes prêts à travailler dans des centres d’information, afin de contrôler le flux, à les documenter, à guider et soutenir les réfugiés, sans poser de conditions relatives à leur identité ou à leurs buts personnels.

Nous sommes prêts à conduire les réfugiés d’un point à un autre, sans aucune rémunération. Nous pensons que l’hospitalité est une petite aide, mais qu’elle est importante. Nous pouvons la rendre encore meilleure en recourant à des traducteur bénévoles, des infirmières, cuisiniers, des nounous, des artistes pour les faire sourire, des musiciens et beaucoup d’autres.

Nous sommes certains que c’est le bon moment, pour montrer que l’UE n’est pas une communauté fermée de privilégiés et que l’ONU n’est pas une forteresse bureaucratique, pour vous montrer à vous ainsi qu’au monde que les citoyens sont la partie la plus importante quand il s’agit de prendre des décisions et de se soucier des droits humains.

En signant ce plaidoyer, je déclare que je suis prêt à offrir tout ce qui sera en mes moyens, pour cette action, afin de sauver aussi bien des vies humaines que la stabilité politique dans la région.

Je promets que tout ce que je peux faire, et que tout ce que je ferai, le sera volontairement et sans rémunération.

J’espère que ma contribution viendra en aide aux personnes, tout comme j’espère quelle confirmera ma croyance dans les principes de base de l’ONU et de l’UE.

Pour marque-pages : permalien.

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