Réfugiés : la solidarité à Berlin

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Les Européens se sont entendus lundi pour délester provisoirement la Grèce et l’Italie de la prise en charge de demandeurs d’asile, surtout Syriens et Erythréens, mais au rabais, en n’offrant que 32 256 places, contre les 40 000 requises.
Le premier mécanisme, dit de relocalisation (cf. graphique ci-dessous), concerne donc 32 256 demandeurs d’asile, destinés à être pris en charge hors de Grèce et d’Italie, en rupture des règles européennes réservant cette responsabilité aux pays d’arrivée. Le second, dit de réinstallation (cf. graphique ci-dessous), concerne 22 504 personnes bénéficiant déjà du statut de réfugiés mais vivant dans des pays tiers. Pour ce dernier volet, grâce aux renforts de plusieurs pays dont la Norvège et la Suisse, les offres ont été plus généreuses, au-delà du seuil prévu de 20 000 personnes.
« Je suis déçu, même si un pas important a été franchi », a tenté de synthétiser le commissaire européen à l’Immigration, Dimitris Avramopoulos. Réunis lundi, les ministres de l’Intérieur étaient censés consacrer la solidarité européenne face à l’afflux record de migrants et réfugiés aux frontières de l’Union et aux tragédies à répétition en Méditerranée. « Plus d’effort sera nécessaire » de la part des Etats membres, a souligné le Luxembourgeois Jean Asselborn, dont le pays assure la présidence tournante de l’UE. Il a fixé un nouveau rendez-vous fin novembre, pour atteindre au final l’objectif fixé par la Commission, soit 60 000 personnes sous deux ans.
En Europe, des citoyens n’ont pas attendu les décisions de Bruxelles pour favoriser l’intégration des nouveaux arrivants. Exemple à Gransee, commune de six mille âmes située près de Berlin, qui accueille environ quatre-vingt réfugiés. Et compte au moins autant d’habitants engagés dans l’initiative citoyenne et solidaire « Bienvenue à Gransee ».

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