A Melilia, le Maroc construit une nouvelle barrière anti-immigration

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Des engins de construction s’activent côté marocain de l’enclave espagnole de Melilia, pour ériger une nouvelle barrière destinée à empêcher les candidats à l’immigration clandestine.

Le Maroc est à pied d’œuvre pour la construction d’une barrière aux portes de Melilia afin de contrer les assauts de migrants. Les travaux ont débuté en avril-mai pour construire une barrière « haute de trois à cinq mètres » et qui s’étendra « sur plus de 30 kilomètres » à terme, a affirmé vendredi 11 juillet à l’AFP, Chakib Khyari, président de l’Association Rif des droits de l’Homme (ARDH), depuis Nador. Cette clôture viendra s’ajouter à la triple frontière grillagée déjà installée côté espagnol.

Récemment interrogés, deux hauts responsables marocains ont confirmé le projet, sans donner de précision. Plusieurs engins de construction s’activaient, le jeudi 9 juillet, autour d’une tranchée de plusieurs mètres manifestement creusée de fraîche date à quelques mètres seulement des barrières espagnoles, selon le photographe de l’AFP.

Les machines en train de creuser la tranchée (au premier plan) en face d’une barrière de sécurité (de fond) séparant le Maroc de l’enclave espagnole de la ville de Melilla. Crédit : AFP

Cette tranchée était visible depuis la route marocaine longeant en partie l’enclave. « La barrière en elle-même a commencé à être érigée à proximité d’une forêt, dans un endroit assez difficile d’accès », a ajouté M. Khyari.

La pression migratoire a redoublé depuis le début de l’année à Sebta et Melilia.

A Melilia, des centaines de migrants sont parvenus à franchir la triple barrière grillagée au cours des derniers mois, dont environ 500 le 28 mai, dans un des assauts les plus massifs depuis 2005.
L’Espagne a sollicité une aide financière de l’Union européenne pour renforcer ses frontières. Selon les autorités de Melilia, le centre d’accueil de la ville, d’une capacité de 480 places, hébergeait déjà 2 000 personnes avant le dernier afflux de clandestins fin mai. De son côté, le Maroc a entrepris une opération de régularisation parmi les 30 000 migrants, pour la plupart d’origine subsaharienne, qui se trouveraient sur son sol.

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