Mariem Mint Cheikh Dieng : 4 mois de prison en Mauritanie pour avoir protesté contre sa condition d’esclave.

esclave

Elle est en Belgique pour témoigner.

Il ne fait pas bon militer dans un mouvement anti-esclavagiste aujourd’hui en Mauritanie.
L’IRA (Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste) mène depuis quelques années un combat non violent pour l’éradication de ce fléau bien ancré dans les traditions.
Biram Dah Abeid, son Président, a été condamné à 2 ans de prison en novembre 2014, suite à l’organisation d’une marche pacifique dans le sud du pays. Celui que d’aucuns considèrent déjà comme le Mandela mauritanien croupit dans une prison avec d’autres militants au seul motif qu’il dénonce l’esclavage et le racisme. Dénonciations qui irritent le gouvernement mauritanien, cramponné à des prérogatives ancestrales dignes d’un Moyen Age.

C’est lors d’une manifestation pacifique en soutien aux détenus de l’IRA que Mariem a été arrêtée et inculpée pour « manifestation, appel à manifester, participation à une manifestation et appartenance à une organisation non reconnue ».
C’est la première femme emprisonnée et condamnée pour avoir manifesté pacifiquement contre l’esclavage qui touche des milliers de femmes mauritaniennes dans un système héréditaire qui perdure depuis des générations.

Elle a été écrouée le 17 novembre 2014 dans la prison pour femmes de Sebkha où elle a subi vexations et humiliations pendant 4 mois et mené plusieurs grèves de la faim.

Alors que le Procureur avait requis 3 ans de prison ferme, Mariem a été libérée en mars dernier. Elle est en Europe pour dénoncer l’esclavage endémique qui persiste dans la société mauritanienne malgré l’abolition effective de cette pratique en 1981. Mais entre la loi et la pratique, le fossé est immense. Me Ebety, un avocat mauritanien dévoué au respect des droits humains, affirmait récemment dans Jeune Afrique que « les autorités tiennent un double langage sur l’esclavage ».

Il est temps que l’Europe ouvre les yeux sur la situation des droits humains en Mauritanie quitte à remettre en question les accords de Cotonou.

Mariem sera en Belgique les 1er et 2 juillet prochains. Elle s’exprime parfaitement en français et est disponible pour toute interview, rencontre ou débat.
Pour la coordination de ses rendez-vous, merci de me contacter sans délai.

Maryvonne Maes
Bureau IRA Mauritanie en Belgique
0478/503 727
marymaes@gmail.com

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