Mons: mobilisation autour d’une famille menacée d’expulsion

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Deka Omar Osman et ses trois enfants sont menacés d’expulsion. L’Office des étrangers veut la renvoyer dans son pays d’origine, un pays situé à l’est du continent africain, Djibouti. C’est, avec la Somalie, l’Ethiopie et l’Erythrée, l’un des quatre états qui constituent ce que l’on appelle la corne de l’Afrique.

L’intéressée, qui est arrivée à Mons il y a dix ans, a du mal à comprendre « ils vont expulser les enfants dans un pays qui leur est inconnu, ils n’ont aucune attache là-bas, cela fait dix ans que je n’ai plus aucune photo, de souvenirs, moi, personnellement, je me suis construite ici ».

Elle déclare avoir fourni tellement de justificatifs, d’attestations et de documents pour son dossier d’intégration qu’elle ne voit pas ce qu’elle pourrait ajouter de plus au dossier.

Une pétition circule

Seul motif de réconfort, le soutien dont elle fait l’objet de la part de personnes qu’elle connaît à peine: Les parents des élèves de l’école Achille Legrand, où sont scolarisés deux de ses trois enfants, se sont mobilisés et signent des pétitions.

Mais les enfants aussi sont concernés et manifestent leur incompréhension à leurs parents. « La semaine dernière mon petit garçon est revenu tout triste de l’école, raconte cette mère de famille, il m’a dit tu sais maman, il y a deux garçons de l’école, ce sont des copains, et on va les renvoyer…, je me suis un peu renseignée et voilà je trouve cela particulièrement injuste ».

En plus de ses deux garçons de 6 et 7 ans qui fréquentent l’école Achille Legrand, Deka Omar Osman a un bébé. La famille pourrait être expulsée dès le 16 juin. Leur avocat doit introduire une requête en urgence auprès de l’Office des étrangers dans l’espoir de stopper la procédure.

Charlotte Legrand, Vincent Clérin

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