Mila Rasule doit quitter la Belgique, alors même qu’on venait de lui annoncer sa sélection au concours de Miss Flandre-Occidentale…

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À 21 ans, Mila Rasule voit ses rêves s’effondrer… La jeune femme espérait un jour décrocher le titre de Miss Belgique. Elle touchait son rêve du bout des doigts puisqu’il y a peu, on lui annonçait sa sélection au concours de Miss Flandre-Occidentale. Un premier pas vers le sacre… stoppé net.

Mila Rasule et les siens viennent en effet de recevoir l’ordre de quitter le sol belge.

Ils ont fui le régime taliban

En 2008, la famille débarque en Belgique, à Ostende. Elle vient de loin, de Kaboul en Afghanistan. Si les Rasule ont quitté leur pays d’origine, c’est parce que le régime taliban les y persécute.

La relation du père, un Afghan de confession musulmane, et de la mère, appartenant à l’Église orthodoxe russe, a toujours posé problème. « Ils ont très souvent demandé à mon père de divorcer, d’abandonner sa femme. Le jour où un Moudjahid [celui qui fait le djihad, ndlr] a débarqué devant notre porte pour me demander en mariage. J’étais encore très jeune. Mon père a estimé qu’il était temps de partir », explique Mila Rasule au journal Het Laatste Nieuws.

À Ostende, la famille reçoit un permis de séjour. Mila Rasule est même scolarisée, une grande première. « En tant que petite fille, je n’avais pas le droit d’aller à l’école. Je n’avais pas beaucoup d’amis car les gens avaient peur de nous fréquenter », se souvient-elle.

« Nos documents ont été découpés devant nos yeux »

Après 7 ans sur le sol belge, les parents de la jeune fille ont été convoqués par le Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides pour une nouvelle audition, raconte le Het Laatste Nieuws. Suite à plusieurs contradictions dans le dossier, la famille perd ses papiers.

« Nous avons dû aller à la maison communale. Là-bas, nos documents ont été découpés devant nos yeux », explique-t-elle. Le Commissariat a conseillé à la famille de se réfugier en Russie, le pays natal de la mère de Mila. Mais l’ambassade leur a fait savoir qu’il y avait déjà assez d’étrangers en Russie…

« Nous attendons avec peur que la police vienne nous chercher […] Lorsqu’ils ont confisqué nos papiers, j’avais les larmes aux yeux. Tous nos espoirs d’une vie meilleure se sont effondrés. Tous mes rêves effacés, comme celui de devenir Miss Belgique. Oui, j’étais heureuse dimanche d’avoir été sélectionnée. Mais mes chances de participer à l’élection de Miss Flandre-Occidentale sont infimes aujourd’hui », se lamente Mila Rasule.

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